À LA RECHERCHE DES FONDEMENTS DE LA VALEUR ÉCONOMIQUE ET DE LA RICHESSE Jacques PERRIN

Un litre de gazole et un litre de coca cola ont actuellement quasiment le même prix. Peut-on dire qu’ils ont la même valeur économique ?Perrin

La réponse est oui pour la grande majorité des économistes. Et pourtant les conséquences écono-miques et humaines d’une pénurie de pétrole ne sont pas les mêmes que celles d’une pénurie de Coca-Cola. La croyance à la valeur donnée par le marché – qui repose sur une certaine conception de ce qu’est la place de l’homme dans la société et dans ses relations avec la planète Terre, l’homo économicus, – rend de plus en plus difficile l’élaboration des réponses que nous devons apporter, d’une manière urgente, à la croissance des défis écologiques et à la montée des inégalités. Des alternatives commencent à émerger : de nouvelles pratiques d’évaluation sont élaborées, les notions de valeur sociale, de valeur tutélaire s’imposent peu à peu, des recherches scientifiques récentes révèlent que l’homo empathicus serait plus adapté pour rendre compte du comportement humain. Il nous faut refonder l’économie politique à partir de nouveaux paradigmes, c’est-à-dire à partir de nouvelles manières de penser ce qu’est la valeur économique.

En reprenant une tradition de la pensée économique, actuellement abandonnée, le questionnement sur les fondements de la valeur économique développé dans le présent ouvrage, part de l’hypothèse que la valeur économique, avec son double aspect de valeur d’usage et de valeur d’échange, sert à définir la nature de la richesse et à l’apprécier et, si possible, à la mesurer.

Publié dans Ouvrages et rapports par des membres de l'AFEP